Je m’appelle Akeno Ito, je viens d’avoir 20 ans et je suis parti de ma ville natale pour aller à l’université. Je me suis trouvé un
appartement avec un loyer pas trop cher que mes parents acceptent de payer en attendant la fin de mes études. Il est juste à coté de l’unif’ je peux donc y aller à pied. Ca fait quelques jours
que je me suis installé ici, et déjà la routine me colle à la peau. Toujours me lever tôt, toujours ce même bonnet que j’utilise pour cacher mes cheveux noirs en batailles et toujours ce même
sentiment de solitude.
Jusqu’au moment où je l’ai retrouvé. Chikayo, mon meilleur ami d’enfance. On s’est perdu de vue en plein milieu de nos études
secondaires. Il est parti après qu’on se soit disputé. Même maintenant, en y repensant, je ne comprends pas pourquoi il s’est autant énervé. « Tu ne me comprends pas, et tu me comprendra
sans doute jamais » C’était les derniers mots de Chikayo avant son départ, et je ne l’ai plus jamais revu. Est-ce un hasard que nous nous retrouvons à cette université ?
Je m’approchai de lui et posai ma main sur son épaule. Sans broncher, il se retourna.
« - … Akeno…
- Chika ça faisait longtemps, ça va ? J’étais enthousiaste, heureux de le revoir, lui, il
restait froid comme du marbre.
Pour toute réponse il me donna une gifle. Sa main claqua contre ma joue dans un bruit vif. Plusieurs étudiants, se retournèrent,
attendant une réaction de ma part. Sans doute lassé de mon silence, ils nous oublièrent et fixèrent leur attention ailleurs.
« - Désolé. A mon grand étonnement, il éclata de rire
- Toi, tu n’as encore rien compris.
- Comment ça ?
- Rien laisse. Alors comme ça tu fais tes études ici…
- Oui, j’ai un appartement tout près et toi ?
- J’habite dans cette ville avec mes parents. Tu ne te rappelles pas que j’avais déménagé ?
Il sembla attristé sur le moment, mais récupéra bien vite son regard impassible.
- Si si…
- Faut aller en cours… »
Chikayo me tourna le dos et parti vers la salle de cours sans m’attendre. Je l’ai vexé. « Tu ne me comprends pas, et tu ne me
comprendra sans doute jamais. »
Ma journée avait été morose, je me sentais mal d’avoir blessé mon meilleur ami alors que je venais à peine de le retrouver.
« - Akeno, ça te dis qu’on se voit se soir ? Je sursautai, et relevai la tête vers lui. Surpris de sa soudaine
invitation, je balbutiai.
- Oui… heu pourquoi p-pas. Comme au bon vieux temps, hé hé.
- Ok, je rentre avec toi à ton appart’. Quoi ? Il rentre comme ça avec moi !! Qu’il ne
se gêne pas surtout.
- Allons-y.
On marchait, dans le silence, sans un regard. Je l’observai discrètement. Il avait changé, normal, le temps a passé, il est devenu un
homme. Un bel homme. Ses cheveux châtains clairs ont poussés, des mèches rebelles viennent taquiner son visage fin. Ce qui me frappai, c’était son air froid, alors qu’avant, il souriait
constamment, son rire était léger.
« - C’est ici ? Sa voix me sorti de mes pensées et me ramena au présent.
- Oui. Je pris mes clés et ouvrit la porte. Entre.
Il opéra. Et observa mon lieu de vie. Sans se faire prier, il prit place dans le canapé et posa son sac à terre, comme s’il était chez
lui. Je n’osai rien lui reprocher, après tout, c’est moi qui ai gâché notre amitié. « Tu ne me comprends pas, et tu ne me comprendra sans doute jamais. » Ces paroles me
hantent. Chikayo me fixa. Il tapota de sa main la place à côté de lui. Je vins le rejoindre, légèrement embarrassé.
« - … Durant ces années où ont ne c’est plus vu, tu as rencontré des personnes ? Que voulait dire Chika, il est
évident que j’ai rencontré des gens en son absence, j’ai continué ma vie.
- Je ne comprends pas… Il soupira.
- Encore… Encore ? Oui encore une fois je ne le comprenais pas. J’ai une boule dans le fond
de ma gorge, mon cœur se serre. Je ne peux pas être l’ami de Chikayo, je suis incapable de le rendre heureux.
- Moi, je n’ai pas arrêté de penser à toi, même si je t’en voulais de m’ignorer. Ignorer ?
Mais que veut-il dire, j’ai toujours été la pour lui, je…
- Ne pleure pas, je t’ai attendu… Mes larmes dégringolaient sur mon visage. Il m’a attendu, moi
aussi.
- Tu comprends où je veux en venir Akeno ? Je baissai la tête, impossible de le regarder en
face. Non, je ne le comprends pas. Il saisit alors mon visage entre ses mains. Surpris, je croisai mon regard dans le sien. Ses yeux brillent, doucement il essuya mes larmes de son pouce,
ferma les yeux, posa ses lèvres sur les miennes, et je fermai moi aussi les yeux. Notre échange me sembla durer une éternité. Pourtant, Chikayo y mit fin.
- Tu comprends maintenant ? J’écarquillais les yeux, je le comprends : il
m’aime.
- Je t’aime aussi Chika. Pour la première qu’on s’est revu, je le vis sourire. Il me serra très
fort dans ses bras.
- Je t’ai attendu Akeno, je ne suis sorti avec personne. Et toi ? Tu es encore
vierge ? Je rougissais, il est vrai que je n’ai jamais inclus dans ma vie les histoires de cœur ou de sexe. Je niai de la tête.
- Viens…
Il me tendit la main, je la pris sans hésiter.
Nous étions dans ma chambre, sur mon lit. On s’embrassait, se caressait, découvrait le plaisir de l’amour. Chikayo commença, avec
délicatesse, à retirer mes vêtements, maintenant devenus superflu. Une fois mon torse découvert, il l’embrassa, mordilla mes tétons qui durcissaient sous la douce torture qu’il m’infligeait. Je
me sens bizarre, j’ai chaud, j’ai une envie incroyable de ressentir le corps de Chika sur le miens. Lui appartenir. Je laissai échappé un cri quand il posa sa main sur mon sexe, encore ignorant
du désir. Il se dressait, provoquait l’envie de mon Chika. Il mit dans sa bouche mon gland et le suçota, je m’agrippais aux draps en gémissant. Moi aussi, je voulais faire du bien à Chikayo, je
défaisais les boutons de son jean, et sorti son pénis du boxer qui était devenu beaucoup trop serrant. Je bougeais ma main en mouvement de vas et viens. Le souffle de Chika devenait rauque et
saccadé. Il sorti de sa poche un préservatif qu’il posa sur le lit, et retira complètement son jean qu’il balança à l’autre bout de la pièce. Nous étions entièrement nus, l’un contre l’autre. Il
porta ses doigts et les humidifia de sa langue. Il en inséra un dans mon intimité, je me contractai, désireux d’en ressentir plus.
« - Akeno… j’attends ça depuis si longtemps, je ne peux plus tenir… »
Il retira ses doigts, je fus pris d’une sensation de vide. Elle fut bien vite comblée, Chikayo me pénétra dans un râle de plaisir, je
crie. La sensation est si étrange, douloureuse, mais jouissive. Il bougea en moi, donnant tantôt des coups de reins rythmés, tantôt un peu plus soudains et forts.
« - Ahhh… Chika… Chikaaaaah »
J’éjaculai sur mon ventre en criant, fort, très fort, je voulais exprimer ma jouissance à l’homme que j’aime.
« Hmmm, Akeno… »
Il s’écroula sur moi.
Après un moment, il se retira et jeta le préservatif. Aussitôt fait, il se recoucha sur moi, m’embrassant le bout du nez. Il me sourit,
son regard en disait long… Quelque chose de dur se fit sentir sur ma jambe.
« - Akeno, et si…
- … on recommençait ? Chika, me fixa, incrédule.
Hé oui, dis-je en riant, je te comprends comme si je t’avais fais maintenant…
Son sourire fut éblouissant, il se leva m’attira à lui, on s’embrasse, prêts pour une nouvelle expression d’amour intense.
Fin